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Une radio publiqe à la française
Dans son entrevue au CFRJ, Yvan Amar, un journaliste très expérimenté de RFI nous a raconté qu’il est possible de se sentir relativement libre dans un média public en France.
La Radio France Internationale(RFI) est une radio publique . La plus grande partie de son budget vient du ministère des affaires étrangères. En même temps elle est très particulière parce que c’est une radio mondiale qui au départ n’est pas du tout été écoutée comme telle. Elle fonctionne d’abord comme une radio de proximité.
Actuellement en France il y a un pouvoir fort, mais les journalistes gardent quand même une certaine liberté. Elle n’est pas totale, mais suffisamment grande pour dire les choses : il est facile de se moquer du pouvoir. Yvan Amar nous a dit : " J’espère qu’on n’est pas pour l’instant dans une logique où le gouvernement exerce une pression directe et explicite sur l’information distribuée par les médias «. Voici la différence la plus marquante entre la France et la Russie : en France certains médias qui n’appartiennent pas au gouvernement touchent de grands problèmes économiques et politiques, donc ils peuvent agir moins facilement que les services publiques.
» Bien sûr que RFI n’est pas une radio angélique qui ne se trompe jamais, qui est parfaitement objective, mais nous avons des moyens pour transmettre les informations que les radios nationales de beaucoup de pays ne peuvent pas se permettre", a expliqué le journaliste. Cependant il y a le revers de la médaille : quand le gouvernement de certains pays veut couper la FM, il le fait. Evidemment ce n’est pas bon pour l’image gouvernementale : cela décrédibilise le pouvoir. C’est pourquoi RFI est une des radios les plus respectées et écoutées dans le monde.
Polina Myakinchenko
Photo : Polina Myakinchenko
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En RFI, on attend des gens qui parlent toutes les langues!
Beaucoup de journalistes français ne parlent qu’une langue, mais sur RFI, il y a énormément de «poliglotes». Ainsi Yvan Amar caractérise la particularité de sa radio, pensant aux gens dont la langue maternelle n’est pas le français. RFI dispose de rédactions en langues etrangères — en russe, en persan, en anglais, en espagnol — pour l’Amérique Latine, une rédaction en portugais, une rédaction spéciale en portugais du Brésil et toute une filiale d’RFI qui s’appelle Doualiya et qui a sa rédaction en arabe... «En RFI, on attend des gens qui parlent toute les langues, mais c’est vraiment un cas partuculier dans le journalisme français!», a-il-dit.
De plus, Yvan Amar a raconté quels métiers existent à la radio d’info.
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Des infos crépitent comme des grenades
L’écoute de la radio en France est extrêmement diversifiée. Pourquoi est-ce qu’on choisit des émissions courtes ou longues, des infos ou la musique? Ca dépend de la façon de vivre, de l’âge, de métier, de la disponibilité, du fait si l’on écoute en travaillant, en voiture, en rentrant chez soi, dans la journée ou dans la nuit.
Cependant, pour Yvan Amar, il est certain qu’aujourd’hui on écoute plus d’émissions courtes. Les grilles des radios, même sur des radios comme France musique et comme France Culture, réduisent les temps d’écoute, surtout pour les heures de «grosse écoute». «La radio devient de plus en plus rapide, de plus en plus fragmentée, et on va vers l’estétique de la saccade. Et plus la radio est une radio d’info, plus on a de petites infos qui crépitent comme des grenades!» — compte-il.
Yvan Amar est sûr que la radio est un média qui change énormément. De plus en plus il y a des gens qui écoutent la radio sur leur téléphone portable, sur leur iphone ou même sur leur téléphone fixe. Il y a encore cinq ans, ça ne se faisait pas, dit l’intervenant. Néanmoins, selon Yvan Amar, aujourd’hui, on écoute encore un petit peu la radio à l’ancienne en France.
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Francophonie en Russie
Pour donner une image de la francophonie en Russie, Yvan Amar a pour but d’amener beaucoup de documents concernants la langue française. Il a beaucoup de questions: Pourquoi les Russes apprennent-ils le français? Pourquoi ils parlent français? Comment ils considèrent cette période du passé russe, bizarre, sous Catherine II ou après, à XIX siècle, à l’époque de Tolstoï, quand tous les intellectuels parlaient français et le russe était le language des «mouzhiks»? Qu’est-ce que ça veut dire dans la tête des Russes d’aujourd’hui? Comment ils voient ce passé? Que présente la langue français pour eux? Est-ce que c’est justement une langue du passé, des intellectuels du XIX ou est-ce que c’est une langue d’auhourd’hui? Est-ce que c’est une langue qui sert à faire des affaires? Est-ce que c’est une langue de l’avenir? A quoi est-ce qu’ils pense que ça va leur servir? Pour trouver du travail, pour gagner de l’argent?
Yvan Amar a parlé aussi d’autres choses qui l’intéressent en Russie.
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Darya Tsiliourik
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Lentretien avec Daniel Vernet, journaliste, spécialiste des relations internationales, lun des directeurs de la rédaction du Monde, auteur de nombreux livres dont " URSS ", " 19892009 : les tribulations de la liberté ", " La Renaissance allemande ", " Le Rêve sacrifié : Chronique des guerres yougoslaves " , " LAmérique messianique : Les guerres des néo-conservateurs ".
Thème : LEurope et la Russie : préjugés, blocages, perspectives.
La discussion aura lieu le 11 décembre 2009 à 10.30.
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Les rapports entre la Russie et lEurope: la version française
«La Russie reste en arrière dans lesprit européen» a déclaré Daniel Vernet, ex-directeur de la rédaction du journal «Le Monde» et un grand spécialiste dans la politique international, au cours de la conférence, quil a donné à la faculté de journalisme de lUniversité Lomonossov de Moscou. Le thème de la conférence «LEurope et la Russie: préjugés, blocages, perspectives» est très actuel, surtout quand le monde est en temps de crise, qui provoque des transformations considérables dans lorientation politique.
Selon M. Vernet, il y a de graves obstacles, qui ne permettent pas à lEurope de se dépouiller des préjugés qui se sont générés depuis leffondrement de lUnion soviétique. Le devéloppement du système politique en Russie suscite des doutes dans lesprit des leaders européens, mais de lintérêt aussi. On considere le système politique en Russie comme la démocratie souveraine, qui est assez loin de devenir un veritable système démoctratique. Le deuxième grand obstacle reste létranglement de la liberté dans le pays des tsars et la frustration des droits de lhomme. Le destin de Anna Politkovskaya, défenseur des droits de lhomme, est le point de départ pour les européens.
La situation économique en Russie
LUnion européenne est le plus grand partenaire économique de la Russie. Mais pour lUE la Russie est sur la 3-e place. Ces rapports qui reposent pour la plupart sur le secteur énérgetique sont toujours équilibrés. Les ressources naturelles occupent 80% de lexport de la Russie, tandis que dans les autres domaines les liens sont très faibles. «On voit linterdépandance de la Russie et de lEurope, parce que lEurope ne pourrait pas se passer de gaz russe et la Russie ne pourrait pas perdre un client si important pour elle» affirme M. Vernet.
Les perspectives de la coopération
Laccord de coopération entre la Russie et lUnion européenne peut etre signé lannée prochaine. Les pourparlers durent 5 ans. Les nouveaux obstacles se trouvent chaque fois, quand les deux côtés sont prêts à signer laccord. Il sagit des conflits entre la Russie et lEstonie, la Russie et la Pologne, la Russie et lUkraine. On espère quand même que ce traité va être signé, malgré que ça ne change rien dans les préjugés enracinés.
Daria Andreeva
Photo: Naïra Davlachian
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Le web-journalisme va-t-il tuer la presse écrite ?
Selon Daniel Vernet, ex-directeur de la redaction du Monde, la presse écrite ne peut survivre aux conditions du web-journalisme développé que par lanalyse et les commentaires profonds.
A la question «la presse écrite va-t-elle mourir ?» Daniel Vernet a repondu «non», mais avec quelque hésitation. A son avis, quoique les médias du web retirent la partie daudience (particulièrement celle des jeunes) et des moyens publicitaires, les journaux et magazines traditionnels pourront coexister avec ces nouveaux médias étant le complément ou lalternative.
Contrairement aux web média qui donnent linfo rapide, gratuite mais dhabitude brève et pas toujours bien vérifiée, la presse écrite peut se permettre de proposer aux lecteurs des papiers longs, profonds, détalliés et extrêmement rigoureux.
«Des journaux nont pas besoin de rivaliser avec des média dans Internet de la rapidité, de laccessibilité ou de lanimation. Cest voué à léchec au moins parce que la presse na pas des possibilités de multimédia. Mais elle peut faire concurrence à laide de linfo analitique de bonne qualité qui nest pas toujours accessible dans des média-web
et bien sûr peut demander le prix plus haut pour cette information», raisonne Daniel Vernet.
M. Vernet a raconté au CFRJ la bataille entre la presse écrite et les web média en France:
Sonore
Elena Potapova
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Comme chaque année on organise la conférence de fin dannée scolaire au CFRJ. Celle-çi aura lieu le 18 juin 2009 de 9h30 à 15h30 à la faculté de journalisme de MGU (Mokhovaia 9 , salle 203).
Le jour-même nous procéderons à la délivrance des diplômes aux étudiants de promotion 2009 et à l’accueil des nos promus.
Coordinateur du Centre de formation des journalistes
Mme Soukhoroukova Lidia
Programme de conférence
«Les résultats et les perspectives de fonctionnement de CFRJ»
| 9:30 |
Arrivée des invités. Thé, café. |
| 10:00 |
Présentation du Centre de formation des journalistes à Moscou et de CFPJ (Paris) M.Y.Zassoursky, Mme E.Vartanova, Mme L.Soukhoroukova, Mme V.Garé |
| 11:30 |
Délivrance des diplomes. M.J-L Goester, M.S.Guiaugué |
| 12:00 - 13:00 |
Lanche |
| 13:00 - 15:30 |
Table ronde «Les perspectives de coopération de CFRJ avec les journalistes russes et français» |
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Jean-François Guélain, rédacteur en chef du journal «Le Courrier de Russie», a visité le 7 février 2007 le Mastère franco-russe de journalisme.
Au cours de la rencontre, il nous a raconté l'histoire du journal. «Le Courrier de Russie» a été créé en 2003 afin d'occuper la niche des lecteurs francophones comme l'avait déjà fait «Moscow Times» pour les anglophones et «Moskauer Deutsche Zeitung» pour les germanophones.
Comme l'a souligné M. Guélain, ce bimensuel vit majoritairement des ressources publicitaires et son modèle économique ne permet pas de devenir un hebdomadaire. C'est un journal qui n'est pas au service d'un quelconque parti politique, mais il propose son propre point de vue et sa propre anàlóse de l'actualité russe.
Pour les journalistes russes et francophones, «Le Courrie de Russie» représente un moyen de se perfectionner dans la langue française et dans le métier de journaliste. «Il y a des stagiaires russes qui commencent à travailler pour notre journal, s'ils correspondent aux demandes de notre rédaction, ils deviennent ensuite des collaborateurs rémunérés sur une base régulière» a dit M. Guélain.
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Secrets «d'Echo»
Le groupe MFRJ a visité le 2 fevrier «Echo de Moscou», la radio écoutée chacque matin par le Kremlin qui est l'une des premières sources d'information de l'entourage presidentiel.
Alexey Venediktov, le redacteur en chef charismatique et plein d'energie, nous a revelé quelques secrets de son métier:
- 1. Pendant le discours en direct avec un homme illustre le journaliste doit avoir l'air un peu stupide pour être plus près de l'auditoire. Mais ne soyez pas un con!
- 2. Posez des questions absurdes pour deséquilibrer l'interlocuteur.
- 3. Portez des vetêments eclatants et couleurs vives pendant les conferences de presse pour être visible des attachés de presse.
- 4. Les blogs et livejournals sont de nouvelles sources d'information qui donnent les renseignements utiles.
M. Venediktov a raconté le nouveau projet d«Echo»: la transformation des auditeurs en experts. Le public formera la base des spécialistes des domains differents et pourra participer aux emissions.
Katerina Mukhina
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Entretien le 9 novembre 2006 avec Lorraine Millot, correspondante de Libération à Moscou
- Lorraine, pourquoi avez-vous décidé de travailler à Moscou ?
Je suis attirée par ce pays depuis l'enfance. A l'époque de l'URSS, il occupait la moitié du globe. Une telle puissance... j'en étais fascinée. Je suis venue travailler ici il y a déjà trois ans et je peux dire que ça m'a donné beaucoup d'énergie dans mon travail de journaliste, j'ai repris go?t à ce travail. En Allemagne tout est calme, régulier, presque ennuyeux. En Russie il se passe tout le temps quelque chose, ça bouge. En général, le travail de chaque journaliste est très dense et chargé, mais quand on trouve une bonne histoire, c'est une grande récompense. Mais c'est vrai aussi qu'on est un peu plus privilégié en Russie en tant qu'étranger. La vie des journalistes russes est souvent beaucoup plus problématique.
- Quelles sont les différences dans votre travail en Russie par rapport à l'Allemagne, par exemple, où vous avez travaillé pendant sept ans?
En Allemagne, la politique est beaucoup plus transparente et accessible. Si je voulais poser une question br?lante au chancelier allemand, je savais qu'il y avait presque chaque jour une conférence de presse où je pouvais la poser sans aucun problème. A Moscou, je suis accréditée depuis trois ans, mais j'ai vu M. Poutine peut-être une ou deux fois. Les règles pour les journalistes sont monstrueuses ici. Par exemple, pendant la conférence de presse franco-russe lors de la visite de M. Chirac à Moscou, deux questions ont été réservées du côté français, et deux aux journalistes russes. Ces deux questions sont en général réservées aux grandes éditions ou agences, telles que Interfax ou Le Monde. Mais les deux parties ont été d'accord avec ce système. Bref, les méthodes de travail sont différentes. Ce qui ne change pas, quel que soit l'endroit où l'on travaille, c'est la recherche de l'information et de ce qui est intéressant et important pour le lecteur...
- Comment expliquez-vous cette tendance des journalistes français à propager uniquement les côtés négatifs de la Russie?
Oui, je suis consciente de ce problème. Et j'essaye au maximum de ne pas participer à cette tendance. Mais étant journalistes, nous devons informer les lecteurs et si les gens s'intéressent au conflit russo-géorgien, à la situation en Tchétchénie, ou aux intoxications à l'alcool frelaté, notre travail est de le leur faire savoir même si au fond c'est une information négative. Il est tout a fait normal que les gens en France s'intéressent à ce qui diffère de leur propre pays, mais ce n'est pas forcément les choses négatives. Par exemple, il n'y a pas longtemps, dans Libération, nous avons rédigé un reportage sur la richesse architecturale de Saint-Pétersbourg.
Propos recueillis par Ekaterina Malykhina
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Deuxième journée des enterprises françaises
La France est aujourd'hui le 4ème investisseur direct europeén en Russie. Au cours du premier semestre 2006, elle a investi dans l'économie russe 1,664 milliard USD et se place ainsi derrière les Pays-Bas, l'Allemagne et le Royaume-Uni. Développer les contacts entre les professionnels francophones présents en Russie, telle est une des missions principales de l'association Club France. En 2005, ce sont déjà 540 entreprises françaises qui sont actives en Russie (filiales, représentations, investissements) - 140 d'entre elles font partie de Club France. Comparée aux chiffres de l'année 2004, la part des entreprises françaises sur le marché russe a augmenté de 35%. Les principaux investisseurs français en Russie sont Renault, BNP Paribas, Total, Danone et Saint-Gobain.
Le 19 octobre 2006, Le Master franco-russe de management du Haut Collège d'Economie, en collaboration avec Club France, a organisé la deuxième journée des entrerprises françaises. Cette action avait pour but tout d'informer les étudiants russes sur les possibilités de recrutement dans les entreprises françaises en Russie.
La deuxième journée des entreprises françaises a cette année rassemblé 25 entreprises, dont six qui se présentaient pour la première fois. Toutes ont émis des exigences minimales strictes pour tout éventuel recrutement : tout candidat doit maîtriser au moins une langue étrangère, doit connaître différents programmes informatiques et doit se montrer extrêmement flexibile quant à sa disponibilité.
Pour les jeunes russes, une entreprise française, ce n'est pas seulement un travail prestigieux, bien plus, c'est une formation professionnelle de qualité très prisée. Les entreprises françaises sont généralement qualifiées de "responsables, honnêtes, ponctuèles, et respectueuses du droit du travail". Chacun des recruteurs a reçu durant cette journée des entreprises entre 40 et 100 dossiers de candidature. Les jeunes ont manifesté un vif intérêt tout particulièrement pour les départements de relation publique, de marketing, de publicité et pour le service clientèle. "Il est très peu probable que l'on me choisisse parmi les autres", - se décourageaint beaucoup d'étudiants en voyant le grand nombre d'intéressés. Les recruteurs, quant à eux, tentaient de rassurer les candidats en leur promettant d'examiner chacun des dossiers déposés.
Les entreprises françaises se félicitent d'une superbe base théorique chez les étudiants des universités économiques de Moscou. En revanche, elles déplorent une importante pénurie de cadres et de spécialistes. Selon un responsable du Bureau Francis Lefebvre, "il est très difficile de trouver en Russie un juriste avec un bonne connaissance du français juridique". Les recruteurs de Renault, quant à eux, se pleignent du peu de techniciens maîtrisant le français.
Toutes les entreprises présentes à Moscou avaient été invitées à participer à cet évènement. Mais, comme le souligne Maxime Legris, Coordinateur de Master franco-russe de management et organisateur de la journée des entreprises, prendre part à de telles actions ne fait pas toujours partie des politiques des départements des ressources humaines : "Toutes les entreprises françaises (au moins celles adhérant au Club France) ont été contactées et ce sont elles qui ensuite choisissent de participer ou non. En fin de compte, ce sont plutôt les grandes entreprises, celles pouvant proposer des stages ou des premiers emplois qui ont accepté. Leur participation montre une volonté de détecter les meilleurs etudiants, afin de les engager dans le développement futur de l'entreprise".
Ekaterina Krylova
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" ... "Interfax", comme toujours, avait raison". discours du Secrétaire Général de l'OTAN, Yaap de Sheffera, au cours d'une conférence de presse à Moscou, 2004
Les étudiants de Mastère franco-russe de journalisme ont poursuivi leurs visites des agences de presse. C'est dans ce contexte que le 17 octobre, sous la direction du professeur du cours "Techniques de base de journalisme" Dimitri de Kochko, ils se sont rendu à Interfax. La rencontre a eu lieu dans la salle de conférence et s'est achevée par une excursion dans le labyrinthe des couloirs de l'agence.
Selon Nikita Ermakov, chef du département international, Interfax est aujourd'hui l'unique agence de presse privée parmi les trois principales agences nationales (RIA-novosti, ITAR-TASS, Interfax). Près de 1 000 personnes y travaillent. "Le rythme de travail en agence est tendu - chaque jour, un rédacteur publie entre 40 et 80 dépêches. C'est u egrave;s bonne école pour former tout journaliste". Le principe essentiel d'une agence est la fiabilité et la rapidité de l'information. "Si un correspondant se trouve sur le terrain, nous serons au courant de l'événement dans les 30 secondes", - a indiqué M. Ermakov.
Les étudiants du Mastère peuvent effectuer un stage à Interfax et apprendre ainsi toute " la cuisine" de ce media que les françaiss ont surnommé "journal des journaux".
Ekaterina Krylova
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"Sois le premier à apprendre! Mais sois le premier à apprendre un fait certain !"
Le 13 octobre 2006, les étudiants du Mastère franco-russe de journalisme ont visité le bureau de Moscou de l'Agence France Presse - une des plus grandes agences de presse internationales. En pleine journée de travail, le directeur Chris Boyan nous a fait découvrir les locaux de l'agence et a répondu à toutes nos questions: sur le fonctionnement de l'agence et du choix des actualités, sur la spécificité de travail en Russie par rapport à d'autres pays, sur les particularités de l'interprétation des événements dans notre pays par les médias occidentaux.
"Rien qu'à Moscou travaillent à peu près 15 de nos correspondants, - nous a raconté le direcetur du bureau. - sans compter les photographes. Dans les régions travaillent souvent des pigistes et des stringers". En réponse à la questin sur les principes du choix des actualités, M. Boyan a cité une sagesse journalistique: "Get it first! But get it right first" (Sois le premier à apprendre! Mais sois le premier à apprendre un fait certain!) La fiabilité de l'information - c'est très important, même un seul mot ajouté post factum dans le discours d'un haut fonctionnaire peut avoir des conséquences très graves.
Chaque jour, le travail de l'agence commence par une conférence de rédaction, lors de laquelle on décide qui va se charger de quel sujet. La division des t?ches n'est pas très stricte: il y a des journalistes qui ne s'occupent que de l'économie ou bien aue du sport. D'autres peuvent écrire sur des thèmes différents. Dans l'équipe de l'AFP de Moscou travaillent des personnes de pays différents et chacun d'eux parle au minimum trois langues.
L'agence travaille 24 heures sur 24 : "Chez nous, on travaille par trois équipes : il y a celle qui commence à 8 heures du matin, puis la deuxième la remplace à 16 heures et il y a aussi une équipe de nuit", - a raconté une des rédactrices.
Lorsque nous appréhendions les particularités de la "cuisine" de l'information, la rédaction attendait avec impatience l'information sur l'attribution du prix Nobel de la paix: cette année, parmi les prétendants principaux, se trouvait Lidia Yusupova - avocat et chef du Centre de défence des droits de l'homme "Mémorial" à Grozny.
Galina Shmeleva
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